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2/23/2012
FILIERES PORTEUSES POUR LES INVESTISSEMENTS AU BENIN
 
I - LES FILIERES D’EXPORTATION AGRICOLES PORTEUSES

Les principales filières agricoles d’exportation porteuses au Bénin sont : le coton, le palmier à huile, l’anacarde, l’ananas, le karité, le manioc. D’autres cultures comme le riz, les champignons, la mangue sont également très prometteuses. Dans le domaine de la pêche les crevettes et les poissons constituent les filières les plus porteuses.

LE COTON

Introduit au Bénin en 1949, le coton se cultive dans tous les départements du Bénin.
Mais les régions du centre et de celles du Septentrion sont les zones de forte production.
Principale culture de rente et d’exportation du Bénin, soutenue, organisée et structurée, le coton occupe plus de 80% des recettes d’exportation nationales. Avec plus du quart de la production de l'Afrique de l'Ouest, le coton produit au Bénin, de qualité exceptionnelle, offre d'énormes opportunités au plan de la transformation notamment.
Cette filière comporte de grandes possibilités de développement de créneaux porteurs : traitement des graines de coton et création d’unités industrielles dans le secteur du textile et de l’habillement.
Le Bénin a plusieurs avantages en ce qui concerne ses potentialités de production. Sur le plan physique : disponibilité de terres cultivables et de 18 usines d’égrenage actuellement sous-utilisées ; sur le plan humain : engouement des producteurs pour la culture ; et enfin sur le plan institutionnel : dispositions réglementaires favorables et organisation de la filière.


Pour sa qualité exceptionnelle, le coton béninois est très recherché. La qualité de variét de coton cultivé au Bénin est telle qu’il serait possible de tripler le rendement moyen à l’hectare.
La situation actuelle de privatisation du secteur coton offre de véritables perspectives aptes à donner un coup de fouet à la filière coton. Ce qui permettra à coup sûr d’augmenter les rendements, les gains de productivité dans l’égrenage, de rendre possible une diversification accrue des filières avales.

LE PALMIER A HUILE

La transformation du palmier à huile donne : l’huile de palme, le palmiste, l’huile de palmiste, les tourteaux, le savon, les matériaux de construction artisanale, l’alcool. La demande potentielle de ces produits est fort élevée, notamment celle de l’huile
de palme particulièrement demandée par le Nigeria qui dispose d’une importante capacité de transformation (trituration, raffinage). Sur le plan international, les palmistes et les tourteaux sont des produits exportables.

L’ANACARDE
La noix de cajou béninoise est très prisée sur le plan international pour sa qualité. Elle se cultive dans le centre et dans le nord du Bénin. En 2000, le cumul des superficies a été évalué à 26033 ha et entre 1991 et 2000, la production nationale a été multipliée par 27 : elle est passée de 1018 tonnes à 26 957 tonnes.
Le champ de transformation est relativement vierge puisque seules quelques unités de transformation de faibles capacités existent, ce qui explique que 95% de la production nationale sont exportés vers l’Asie à l’état brut. Cependant, des actions sont en cours pour améliorer le taux de transformation et accroître la production à raison de 50 000 tonnes par an à partir de 2007. Des opportunités d’investissement existent par conséquent au niveau des trois composantes de développement de cette filière (production, transformation et commercialisation / exportation).

LE KARITE

Le Bénin produit assez de noix de karité mais n'a pas d'unité de transformation industrielle de l'amande en beurre et n'exporte donc que des noix. Or la transformation du karité notamment en beurre de
karité offre d’énormes potentialités sur le marché international.
Le secteur chocolatier est le premier débouché du karité, puisque 95% des importations mondiales sont destinées à cet usage.
Le Beurre de karité, traditionnellement exploité pour servir d'huile de cuisson ou de savon, est aussi exporté dans les pays développés, où il est utilisé surtout en chocolaterie, en cosmétologie/pharmacologie.
Les opportunités à saisir dans ce secteur sont donc énormes et les efforts sont entrain d’être menés pour promouvoir l’installation d’usines de transformations du karité en beurre.
LE MANIOC

Le développement de la filière manioc a été amorcé en 1998. Le manioc se cultive dans tous les départements du Bénin mais particulièrement dans le Sud. Sa production est passée de 489 360 tonnes en 1980 à 3 026 011 tonnes en 2003. Des actions sont en cours pour

améliorer la productivité et porter la production à 7 172 826 tonnes en 2012. Les produits dérivés du manioc sont multiples et multiformes et s’écoulent sur le marché national et régional. Les cossettes béninoises sont très appréciées sur le marché international. La filière manioc offre de grandes opportunités d’investissement.
LE RIZ
Disposant de 300 000 ha de terres hydro morphes propices au développement de la culture de cette céréale, le Bénin est pourtant déficitaire en production de riz (55 000 tonnes en moyenne). De plus, tous les pays de la sous région sont déficitaires.
Il existe donc un grand marché national et régional inexploité pour l’écoulement du riz. La modernisation de la filière permettra d’accroître la production et de disposer d’un produit de qualité capable de concurrencer le riz importé.
L’ANANAS
Le Bénin cultive deux variétés d’ananas : la Cayenne lisse et le pain de sucre. Sa production est en expansion relative. Le niveau de transformation est très faible : transformation en jus de façon artisanale consommé sur le plan local. Les opportunités d’investissement sont nombreuses. L’organisation des acteurs de la filière et la résolution en cours du problème de la traçabilité permettront l’accroissement de la production exportable(Jusqu’à 500 000 tonnes par an).

LA MANGUE

Malgré les conditions physiques idéales et la forte demande en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, la production de mangue est très faible au Bénin. Il existe seulement quatre cent petits planteurs pour environ 1190 ha avec une production de 5 tonnes à l’hectare.
Denrée périssable, la mangue doit être consommée ou transformée dès maturité. La production exige de gros frais mais, elle constitue un investissement rentable à long terme.

LES CHAMPIGNONS

Le champignon est une ressource naturelle non conventionnelle, riche en vitamines et consommé notamment par les végétariens. Au Bénin en 2003, 7 tonnes de champignons ont été séchées pour assurer la disponibilité du produit en tout temps. Il est rentable à 195 %. Investir dans la production, dans la transformation pour valoriser sa qualité et dans la recherche d’un marché régional et international pour l’exportation serait bien rentable.

LA PECHE
Le secteur de la pêche est largement sous-exploité. Seules les crevettes sont exportées pour le moment. Le poisson quant à lui est loin de couvrir les besoins locaux, ce qui justifie l’importation de près de 11 000 tonnes du produit par an.
La pêche industrielle représente à peine 60 % des captures. Il existe des possibilités d’investissement dans les sous-secteurs de la pêche maritime et surtout de la pisciculture.
LES AUTRES SECTEURS D’INVESTISSEMENT

LE TEXTILE

La filière textile est l’une des plus prometteuses d’avenir au Bénin. En effet bien que le Bénin soit un grand producteur de coton notre pays est aujourd’hui certes un producteur de textile mais également un grand importateur de textile. Le Bénin importe énormément de tissus imprimés.
Cela résulte du fait que presque l’ensemble de la production cotonnière du bénin est destiné l’exportation. Quand bien même le coton subit un premier traitement, seulement 3% du coton fibre fait l’objet d’une transformation au bénin. L’égrenage du coton au niveau du pays offre de réelles opportunités dans les secteurs industriels notamment de la fibre textile encore sous-exploités mais qui connaît des exemples de développement et d’exploitation, certes limités dans leur nombre mais très probants. Sur le territoire béninois on ne compte en tout et pour tout que cinq (5) usines de filatures et de finissage de coton. Il s’agit de : label coton bénin, lion d’or, Société des industries textiles, société béninoise de textile, compagnie textile du bénin, marlan’s filature sa. Parmi les variétés de coton recherchées pour la fabrication de toile de jean, celle du bénin est la meilleure dans le domaine de tissage.
Des opportunités intéressantes sont donc à saisir dans ce secteur
 
LES RESSOURCES MINERALES
Les métaux précieux (or), les matériaux de construction (calcaire, marbre, gravier, argiles, terres de barre, sable), les matériaux industriels (silice, kaolin, pegmatites), les fertilisants (phosphates, tourbe), les pierres ornementales (granites, monzo-syénites, granulites, quartzites), les métaux ferreux (fer oolithique), les concentrations et les unités métallifères à titane, chrome, nickel, zirconium, des zones diamantifères et les métaux du groupe de l’étain… etc, ont été recensés à l’issue de la cartographie géologique du Bénin et des informations détaillées existent sur chacune de ces ressources. En outre, le programme d’investissement du secteur des mines comporte : le Programme de Développement des Substances Utiles du Bénin (PDSUB) portant sur :

• l’extraction de sable lagunaire, le traitement de gravier, la production de béton prêt à l’emploi, le traitement et l’exploitation des minerais d’or. Coût 17,778,095.76 USD ;
• l’installation d’une verrerie. Coût estimatif : 2,175,859.15352 USD ;
• l’installation d’une unité de production de chaux. Coût : 3,507,811.30 USD ;
• la production industrielle de briques en terre cuite. Coût : 3,169,837.611 USD.

L’ENERGIE ELECTRIQUE
Plus de 50 % de l’énergie consommée au Bénin est importée. De 1985 à nos jours, la consommation d’énergie s’accroît en moyenne de 6,3 % par an. Il existe pourtant de nombreux cours d’eau pouvant faire l’objet d’aménagement hydroélectrique et permettre d’atteindre 1676 GWH/An, pour une puissance électique de 624MW. Ce qui aidera non seulement à couvrir les besoins de consommation actuels estimés à 480GWH/an mais aussi à assurer l’extension du réseau aux zones non encore électrifiées. L’énergie électrique offre d’importantes opportunités, notamment dans le cadre des programmes d’investissement qui comportent entre autres :

- la réalisation d’un barrage électrique sur le Mekrou, d’une puissance de 26MW dont 13 pour le Bénin et 13 pour le Niger, estimée à 40 Milliards de F CFA ; l’interconnexion Nord Togo et Nord Bénin d’une valeur de 55,70 millions de dollars US aux conditions économiques de 2000. Elle prévoit un projet de construction d’une ligne de 161KV d’une longueur de 435km entre le Togo et le Bénin.

LES HYDROCARBURES
En ce qui concerne les hydrocarbures, les réserves probables sont évaluées à 4,580 millions de barils de condensas et 77 milliards de m3 de gaz. Le bassin sédimentaire a été divisé en six blocs dont trois sont exploités par des compagnies américaines et canadiennes et trois restent disponibles et peuvent être cédés à d’autres compagnies sur la base d’un contrat de partage de production. Il faut noter également les réserves de 93 262 500 m3 de tourbe humide qui peuvent être utilisées comme source d’énergie.

LES ENERGIES RENOUVELABLES
Des projets sont envisagés également dans le domaine des énergies renouvelables :

- l’aménagement du barrage hydroélectrique d’Adjaralla ;
- le projet "étude pour la mise en valeur de l’énergie éolienne au Bénin.
Coût : 725,997.044 USD ;
- le projet "Ecole : centre de production d’électricité pour le développement du milieu rural", d’un coût de 933,349.749 USD et qui vise la production d’énergie à partir du biogaz.

LES TRANSPORTS
transport terrestre : avec le développement récent du réseau routier urbain et interurbain, le transport en commun constitue un créneau porteur et une solution alternative au problème de pollution urbaine. Quant au réseau ferroviaire géré par l’Organisation Commune Bénin Niger (OCBN), il se limite aujourd’hui à une seule ligne (Cotonou-Parakou) qui assure en partie le trafic des marchandises en transit vers les pays de l’hinterland.
En raison des contres performances de l’OCBN, l’Etat envisage sa cession aux opérateurs privés sous forme de gérance libre.

Transport maritime :

le Bénin dispose d’un seul port à savoir le Port de Cotonou qui assure les importations et les exportations nationales et le transit de marchandises en provenance ou à destination des pays de l’Hinterland et du Nigéria. L’importance du trafic des pays dont les marchandises transitent par le Bénin (Niger, Nigeria, Burkina Faso, Mali, Togo) fait de ce port un carrefour commercial important de l’Afrique de l’Ouest.
Le Port de Cotonou est classé 5ème parmi les ports les plus équipés de la région et dispose d’infrastructures capables de recevoir des trafics importants (1 400 000 tonnes). L’avantage comparatif du Port Autonome de Cotonou sur ses concurrents, c’est qu’il est l’ouverture naturelle sur la mer la plus proche et la moins coûteuse pour les pays de l’Hinterland. la gestion informatisée des opérations portuaires avec la mise en œuvre du programme Escale, et la connexion aux services de la Douane ont permis une nette amélioration de ses prestations. Les efforts se poursuivent pour le rendre plus performant et de plus en plus compétitif. La construction d’un second port en eaux profondes actuellement à l’étape de projet, contribuera davantage au développement du transport maritime du Bénin.

Transport aérien : le Bénin possède un seul aéroport international desservi par plusieurs compagnies aériennes nationales et étrangères. Il s’agit de l’Aéroport International de Cotonou, devenu très petit avec le développement du trafic aérien au cours de ces dernières années. Aussi le Projet de Construction d’un nouvel aéroport (40 km de Cotonou) a-t-il été envisagé. Les études de faisabilité sont très avancées et le financement est recherché.

 
L’IMMOBILIER
Les projets dans ce secteur porteur sur :
• le Programme de promotion immobilière d’un coût global de 20,743,230.515 USD ;
• la Construction d’un champ de foires internationales à Gbodjè d’un coût de 17,631,745.94 USD ;
• l’Aménagement des abords de la lagune de Cotonou
coût : 13,192,177.04 USD ;
• la Rénovation de la zone commerciale de Ganhi
coût : 495,219,315.834 USD ;
• l’Aménagement de la plage ouest de Cotonou
coût : 11,409,026.71 USD.
 
LE TOURISME
Le Bénin dispose d’un important potentiel touristique riche et varié susceptible de favoriser la promotion d’une grande industrie touristique.
Pour la promotion du tourisme béninois, les créneaux porteurs existent dont :
• le Projet de Développement Touristique de la
Route des Pêches ;
• le Projet d’équipements touristiques sur la route des pêches
coût : 10,372,155.492 USD ;
• La Construction d’hôtels de luxe dans la région de Cotonou ;
• L’Aménagements touristiques dans le Nord du Bénin ;
• La Valorisation du quartier historique de Ouidah et de la Route des Esclaves.

LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Les opportunités d’investissement dans ce domaine portent notamment sur :
• l’assemblage de matériels informatiques ;
• l’exploitation de réseaux GSM ;
• le développement, la maintenance et l’hébergement de site WEB.Avec l'attribution par le Gouvernement du Bénin de quatre licences GSM, le secteur de la téléphonie mobile est en pleine expansion. En outre, d'impressionnants investissements ont été effectués dans le domaine des télécommunications pour relier le
Bénin aux quatre coins du globe, tant par les libres sous marines que par les satellites;





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